Les voeux 2020 de l'équipe Baqio

Bonne année deux-mille-vins ! Bilan des 2 premières décennies et perspectives 2020

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C’est l’heure pour nous de faire le bilan et de dresser les perspectives du secteur viticole avec Marina de l’équipe commerciale.

Les années 2000, 20 ans déjà !

Le passage à l’an deux mille a marqué un tournant dans notre histoire et les 20 dernières années ont été riches de changements, découvertes et autres excitantes inventions.

En vrac, et dans le désordre nous citerons : le passage à l’Euro, la détection d’eau sur Mars, la démocratisation du bluetooth, la création de cellules souches, l’apparition des ordinateurs et smartphones dans les foyers, la découverte d’un crane hominidé ayant 4 millions d’années de plus que Lucy, le wifi, les projets de voyage spatial, le GPS, l’optogénétique (système rendant photosensible les cellules), la découverte du boson de Higgs, la voiture électrique… Certains de ces changements ont déjà bouleversés nos habitudes, d’autres sont de merveilleuses promesses.

Côté commerce, le consommateur pas en reste, est devenu un consom’acteur. C’est l’heure de la remise en question de tout ce qui était jusqu’alors établit.

Il demande du vrai, du terroir, du local. Moins de quantité et plus de qualité…

Des lois interdisent la publicité mensongère et le photoshop caché… Les applis de scan d’étiquette pour comprendre les produits. Le bio, le vegan et le sans gluten se démocratisent et on les retrouve jusque dans la grande distribution.

Il n’y a pas un domaine qui n’ait pas été touché par cette demande d’authenticité, le client exige et les marques doivent suivre sous peine de « bad buzz »…

Qu’en est-il de l’univers viticole ?

De tout temps, le secteur viticole a su innover, que ce soit pour avoir de meilleurs rendements, pour proposer de meilleurs crus, ou pour résister à la nature parfois féroce.

Malgré tout, c’est un monde considéré comme traditionnel, très manuel et qui se met petit à petit aux nouvelles technologies avec des décalages selon les appellations, les régions et les vignerons.

Dans les vignes, on baisse les rendements, on cherche la meilleure recette pour offrir un produit parfait, on quitte les caves coopératives… 

C’est l’ère de la caractérisation !

La nouvelle génération de vignerons est en train de révolutionner le monde viticole. Si les chiffres de la consommation du vin en France diminuent, pour autant l’information du consommateur est devenue la norme, on consomme peut être moins mais mieux.

Un paysage renouvelé se dessine, prendre soin de la terre est au centre des préoccupations de cette génération, certifiant ses batailles à grand renfort de labels et de concours. Justement ces logos, que valent-ils ? Globalement en “2000-vin” deux écoles se confrontent pour satisfaire les palais de plus en plus fins des consommateurs. On trouve les vins plus « classiques » qui plairont au plus grand nombre et des vins dits « sans ».

Pas de surprise, les vins “sans sulfites” sont dans l’air du temps.

Un message marketing qui cache parfois bien des vérités sur les intrants du vin. Il est vrai que la démarche est bonne. Mais les messages pourraient être parfois trompeurs et engager le consommateur à penser que ce sont des vins naturels, sans pesticides, voir bio. Le « sans sulfite » n’est pas la garantie d’un vin sans ajouts et il faut se méfier : le consommateur de plus en plus informé risque de ne pas comprendre qu’on ne lui donne pas toutes les informations.

La biodynamie est un autre bon exemple : pourtant apparu en 1924, l’agriculture biodynamique reste un sujet encore obscure pour un grand nombre de consommateurs qui, malgré leur méconnaissance se passionnent sur le sujet. La biodynamie devient une valeur ajoutée à diffuser en instantané sur les réseaux sociaux. Pourtant qu’elle preuve avons-nous d’une amélioration gustative du vin qui serait sans sulfites ? En termes de protection de la terre, et d’agriculture, l’intérêt est certain, mais au-delà, impossible de rassembler ces vins sous une bannière de vins meilleurs, et communiquer comme tel serait risqué à long terme.

Globalement, ne serait-il pas dans l’intérêt de la profession de plus (ou mieux) impliquer le consommateur en le formant à ces termes nouveaux ? Prenons un dernier cas, celui du bio. Un vin bio n’a pas toujours les mêmes palettes aromatiques qu’un vin dit classique, tentés par cette nouvelle pratique, nombreux sont les acheteurs qui goutent le bio. Mais, souvent mal informés ils ne retrouvent pas leurs habitudes gustatives et sont donc perdus ! Le sujet est complexe : curiosité, recherche de nouvelles saveurs, envie d’authenticité… chaque consommateur est différent, et plus éclairé il n’en sera qu’un meilleur client plus fidèle.

Qu’en est-il de la technologie ?

En 2020, on cherche à aller plus vite mais surtout à être plus efficace.

Le numérique est devenu le nouvel outil indispensable du vigneron pour gérer son activité. Les applications web sont sorties de l’œuf digital, permettant une concurrence toujours plus serrée entre les vignerons talentueux qui, il faut le dire, sont nombreux !

On passe de la fiche technique imprimée sur du papier blanc et du facturier en carbone à une explosion de nouvelles technologies. Véritable allier du vigneron/viticulteur, accessibles partout, tout le temps et dans toutes les langues : les outils, et les start-up simplifient la vie et font rayonner l’information et les domaines dans le monde entier !

Côté origine, la France peut se targuer de leader l’innovation dans le vin, que ce soit au niveau agriculture pour les vignerons : Vitavinum (spécialisé dans l’analyse de données vitivinicoles), Weenat (capteur gel connecté)… Du côté des outils dédiés aux viticulteurs : Baqio (nous :), Vinovae (vin en échantillon)… Ou encore pour guider le consommateur : Caveasy (cave à vin connectée), Avina (réalité augmentée sur les étiquettes), Coravin (dégustation de vin au verre)

Un bémol toutefois concernant le e-commerce qui est encore à la peine pour beaucoup de vignerons indépendants. Les ventes n’ont jamais été aussi hautes et différents acteurs tirent leur épingle du jeu : Les Grappes, Twil, Le Petit ballon (racheté par Veepee), Wine Advisor (racheté E.leclerc) mais on remarque malgré tout de fortes inégalités et tous les domaines n’ont pas encore sauté le pas de la vente sur Internet.

Quoi qu’il en soit avec les promesses du digital, les lignes du monde du vin n’ont pas fini de bouger et de se réinventer !

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